HISTOIRE NATURELLE

 Alimentation   Reproduction  Comportements spécifiques   Habitat

- Alimentation

 

   Les Marmottes de Vancouver se nourrissent de végétation, herbes et fleurs essentiellement, d'une grande variété de plantes. L'alimentation est diverse, la Marmotte peut manger plus de 50 espèces différentes d'herbes. En particulier, elle mange une plante originaire d'Amérique du Nord, de couleur pourpre vive, qui lui est très importante : c'est le Phlox (Phlox diffusa). Cette plante fait partie de l'alimentation de la Marmotte au Printemps. Une autre fleur de couleurs variées fait également partie de son alimentation : c'est l'Aster.

   La nourriture préférée comprend la berce laineuse, le phlox diffus, l'asclépiade tubéreuse, le lis tigré et le raisin d'ours, ainsi que les gueules noirs. Au printemps, la marmotte se nourrit préférentiellement de graminées et de plantes herbacées telles que les danthonies, les carex et les luzules. À la fin de l'été, les marmottes des prairies subalpines naturelles changent pour des plantes à feuilles larges telles que les lupins et les gesses. Comme certaines de ces plantes ne poussent pas dans les zones de coupe à blanc, le plus faible taux de survie des marmottes vivant dans ces habitats pourrait être due à une alimentation moins riche. Les communautés de Lupinus et Anaphalis sont également très appréciées.

 

 

 

 

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- Reproduction

 

 

Les Marmottes de Vancouver adultes s'unissent sous terre au printemps, pendant les quelques semaines qui suivent l'émergence à la fin de l'hibernation. La gestation dure environ 30 jours, et il y a naissance, en moyenne, de trois ou quatre marmottons dépourvus de poils , fin Mai &endash; début Juin. Ces Marmottons émergeront fin Juin - début Juillet. Les femelles ne se reproduisent pas avant l'âge de trois ou quatre ans, (la maturité sexuelle est tardive) et ne procréent pas plusieurs années consécutives. Certaines, plus privilégiées , âgées de 8 à 9 ans, c'est à dire en fin de leur vie, auront donné naissance à 10 ou 15 marmottons, ce qui est exceptionnel. Le taux de reproduction des Marmottes est peu élevé, les portées de petites tailles. Un mâle peut se reproduire avec plusieurs femelles. Une Marmotte atteint rarement l'âge de dix ans ; un mâle, par exemple, vit seulement 5 voire 6 ans.

 

Fécondité en fonction de l'âge chez les femelles de M. vancouverensis dans les habitats naturels et dans les clairières.

 

 

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- Comportements spécifiques

 

 

Les Marmottes de Vancouver vivent en petites colonies généralement constituées d'une ou plusieurs familles. Chaque famille comprend normalement un adulte mâle, un ou plusieurs adultes femelles, un nombre variable de jeunes marmottes et des marmottons. La taille et le nombre de familles varient entre les colonies et les années, et cela produit des fluctuations dramatiques de la taille de la population.

Elles hibernent durant l'hiver, pendant 7 mois chaque année, de fin Septembre à début Mai. On peut identifier cette période d'hibernation par la présence à l'entrée des terriers de bouchons de boue, à la fin de l'automne. Les " nouveaux &endash; nés " restent proche du terrier natal leur première année, et hibernent avec leur mère. Généralement, les marmottons âgés de un an retournent également hiberner avec leur mère une seconde fois. Ce sont les Marmottes un peu plus âgées qui vont chercher de nouveaux espaces, de nouveaux territoires. En principe, ceux qui se dispersent atteignent l'âge de 2 ou 3 ans. Les adultes qui se font vieux, deviennent la plus part du temps sédentaires. En dehors des la période d'hibernation, la Marmotte ne reste à la surface du sol que quelques heures tôt le matin ou tard le soir.

 Ce sont des animaux très sociaux, qui communiquent par contact physique, et par sifflement. Le plus souvent, la Marmotte utilise son cri, qui est très aigu, afin de prévenir les autres membres de la colonie d'un danger ; ceci explique le surnom qui lui est attribué : " cri de cochon ".

Son cri, lorsqu'il est associé à un danger, est accompagné par une caractéristique comportementale typique des Marmottes de l'île de Vancouver qui est une posture d'alarme : la Marmotte se tient droite sur ses deux pattes arrières.

La Marmotte de Vancouver est un bon exemple écologique de métapopulation, c'est à dire que la population est structurée en sous unités, elle est divisée en petites colonies. La dispersion des individus en faibles effectifs isolés, est souvent une cause de leur extinction.

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- Habitat

 Les Marmottes de Vancouver vivent aux environs de 1000 mètres d'altitude, dans les prairies. Elles passent la plus part de leur vie sous terre. Elles construisent des terriers élaborés, comprenant plusieurs espaces distincts, plusieurs passages et plusieurs sorties. Ces habitats peuvent mesurer 4 mètres de long, à 1 mètre sous terre. Ils procurent un espace de sécurité, de protection contre les intempéries et les prédateurs. Ces gîtes se situent au milieu de zones leur fournissant leur alimentation, et constituées de grosses pierres, terrains rocheux leur permettant ainsi d'être en hauteur pour surveiller la venue de prédateurs. En effet, la végétation, la forêt, ont un rôle très important pour la survie des Marmottes : une végétation trop abondante les rend particulièrement vulnérables vis à vis des prédateurs qui traquent leurs proies, alors que les Marmottes, manquant de visibilité, ne les voient pas. De plus, ces roches sont nécessaires pour aider la Marmotte à contrôler la température intérieur de son corps. Cependant les Marmottes sont parfois limitées à des habitats qui ne sont pas assez rocheux et peu arborisés.

Les habitats créés par les avalanches font partis des plus recherchés par les Marmottes. Ils sont de petite taille, et leur faible distribution sur l'île est l'une des raisons fondamentales expliquant pourquoi Marmota vancouverensis est rare. C'est le " Haley Lake Ecological Reserve " qui, jusqu'à aujourd'hui, est la plus importante superficie colonisée, et vraisemblablement occupée depuis 1915. C'est l'un des rares sites légalement protégé.

 

 

 

 

L'espèce habite normalement des zones alpines et subalpines caractérisées par des pentes abruptes, des prés et des débris rocheux à la base de falaises. Il y a trois caractéristiques essentielles dans son habitat : des herbes et des plantes herbacées dicotylédones comme aliments; un sol colluvial pour construire les terriers; et les conditions microclimatiques pour fourrager, la thermorégulation et l'hibernation réussie. Il y a plusieurs zones d'habitat accueillant qui existent dans l'aire de distribution actuelle de la marmotte, mais en 1999, seulement 15 zones d'habitat étaient occupées.

 

Les pentes abruptes sont préférées parce que les avalanches les nettoient de la neige au printemps et permettent le fourrage précoce. Les avalanches empêchent aussi la croissance des arbres, permettant aux plantes alimentaires préférées par la marmotte de bien se développer. Mais tout l'habitat de la marmotte n'est pas maintenu par les avalanches ou le déplacement de la neige. Les sites sur le mont Washington sont dominés par des sapins subalpins dispersés et la pruche subalpine dotée de bruyère et de bleuets. Les colonies du mont Heather et du bassin Westerhold vivent parmi des touffes de saules et des glissements rocheux. D'autres marmottes se trouvent dans les coupes à blanc, les parties dégagées des aménagements de pentes de ski et dans les résidus miniers. Les jeunes marmottes survivent dans les coupes à blanc à un nombre inférieur que dans les sites naturels.

 

 Pente abrupte nettoyée par une avalanche

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